23 posts tagged “israël”
NOUVELOBS.COM | 31.07.2008 | 09:16
Mis en cause dans une affaire de corruption et malmené dans les sondages, le Premier ministre israélien a annoncé qu'il ne se présentera pas à la primaire de son parti, Kadima, le 17 septembre et qu'il "libérera son poste" immédiatement après. Tzipi Livni et Shaul Mofaz sont les mieux placés pour lui succéder.

Ehud Olmert
Eclaboussé par des accusations de corruption, le Premier ministre israélien Ehoud Olmert a annoncé, mercredi 30 juillet, qu'il quitterait son poste après la désignation de son successeur à la tête du parti Kadima prévue le 17 septembre.
"J'ai décidé de ne pas participer aux primaires au sein du mouvement Kadima et de ne pas intervenir dans ces élections", a déclaré Ehoud Olmert depuis sa résidence officielle à Jérusalem.
"Lorsque le nouveau président (de Kadima) sera choisi, je démissionnerai du poste de Premier ministre pour lui permettre de former efficacement et rapidement un gouvernement", a-t-il ajouté.
Le parti centriste Kadima avait annoncé la veille qu'il organiserait le 17 septembre une consultation interne pour choisir un nouveau chef de file. En l'absence de vainqueur, un second tour devrait être organisé une semaine plus tard.
Primaires anticipéesEhoud Olmert a accepté le principe d'un renouvellement anticipé de la direction de sa formation dans le cadre d'un accord conclu avec le Parti travailliste, qui menaçait de se retirer de la coalition gouvernementale.L'ancien maire de Jérusalem, soupçonné de corruption dans plusieurs affaires, avait toujours affirmé jusqu'à lors qu'il ne démissionnerait que s'il était officiellement inculpé.
Ehoud Olmert est principalement visé par deux enquêtes. Il est accusé d'une part d'avoir reçu plus de 150.000 dollars de pots-de-vin en une quinzaine d'années de la part de l'homme d'affaires juif américain Boris Talansky, et d'autre part d'avoir bénéficié d'un système de double facturation lors de voyages à l'étranger.
"Je vais démissionner comme il convient de façon honorable et responsable, et ensuite je prouverai mon innocence", a-t-il dit mercredi.
Livni et Mofaz favoris
Plusieurs personnalités du gouvernement, dont la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, avaient appelé à plusieurs reprises à sa démission.
"Il est impossible de continuer comme ça. Nous devons réparer les dégâts, avant tout à l'intérieur du parti, et ce processus exige qu'il y ait un autre Premier ministre", avait déclaré mardi Tzipi Livni, qui brigue la succession d'Ehoud Olmert à la tête de Kadima.
Trois autres ministres du parti sont sur les rangs, dont l'ancien chef d'état-major de Tsahal et actuel ministre des Transports, Shaul Mofaz.
Mofaz a déclaré qu'Ehoud Olmert avait pris "la bonne décision" et que son parti avait maintenant "la grande responsabilité de choisir le prochain Premier ministre".
Le vainqueur du vote de septembre serait tenu de former un nouveau gouvernement d'ici novembre, disait-on mardi de source informée, avec pour tâche principale de dégager une coalition au sein d'une Knesset divisée.
Elections anticipées ?
Des analystes politiques suggèrent cependant que les difficultés au sein du parti au pouvoir pourraient entraîner la convocation d'élections anticipées.
Selon les sondages récents, le Likoud de Benjamin Netanyahu serait le mieux placé pour remporter un scrutin anticipé.
Tzipi Livni a participé à la fondation de Kadima avec Ehoud Olmert, et lui en conteste la direction depuis qu'il a été mis en cause par une commission indépendante, il y a un an, sur la direction de la guerre contre le Hezbollah libanais pendant l'été 2006.
La responsable de la diplomatie israélienne, qui négocie actuellement un accord de paix avec l'Autorité palestinienne dans le cadre des pourparlers relancés sous l'égide des Etats-Unis, se trouvait à Washington mercredi.
Elle y a rencontré la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, puis a participé à une réunion tripartite avec Rice et le négociateur palestinien Ahmed Koreï, ancien Premier ministre.
L'accord de paix toujours à l'ordre du jour
La Maison Blanche dit toujours espérer amener les deux parties à un accord d'ici le départ du pouvoir de George Bush, en janvier 2009, mais la démission d'Ehoud Olmert pourrait mettre un sérieux coup d'arrêt au processus.
"Nous continuerons à oeuvrer en faveur d'un accord avant la fin de l'année", a réagi Gordon Johndroe, porte-parole de la Maison Blanche.
"Nous avons décidé de poursuivre la recherche d'un accord avant la fin de l'année", a dit en écho le négociateur palestinien Saeb Erekat.
De son côté, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a souligné qu'il s'agissait d'une "affaire interne à Israël".
"L'Autorité palestinienne traite avec le Premier ministre d'Israël, que ce soit Olmert ou quelqu'un d'autre", a dit le porte-parole d'Abbas, Nabil Abou Rdainah. "La préoccupation de l'Autorité palestinienne est d'avoir un Premier ministre israélien résolu à faire la paix."
George W. Bush, qui s'est entretenu avec Ehoud Olmert avant l'annonce de sa démission, lui a rendu hommage.
"Le président Bush lui a souhaité bonne chance et continuera à travailler étroitement avec lui tant qu'il restera Premier ministre", a dit son porte-parole.
"Les relations entre les Etats-Unis et Israël pendant le mandat (...) d'Olmert ont été exceptionnellement bonnes et le président a apprécié son amitié, son esprit d'initiative et son travail en faveur de la paix." (Avec Reuters)
AFP | 25.07.2008 | 18:24
Le quotidien "Maariv" a publié vendredi le texte de la prière que le candidat démocrate à la présidentielle américaine a déposée, comme c'est la tradition, dans une anfractuosité entre les pierres du Mur des lamentations à Jérusalem.
"Dieu, protège ma famille et moi-même. Pardonne mes péchés et aide moi à me protéger de l'orgueil et du désespoir. Donne-moi la sagesse de faire ce qui est bon et juste. Et fais de moi l'instrument de ta volonté", avait écrit le sénateur de l'Illinois sur le petit papier glissé entre deux pierres, jeudi à l'aube, avant de quitter Israël pour Berlin.
Le fait que "Maariv" l'ait publié a déclenché un tollé et la colère de Shmuel Rabinovitz, le rabbin responsable du Mur des lamentations. Ces petits billets doivent rester "entre une personne et son créateur. Il est interdit de les lire ou de les utiliser", a-t-il dénoncé sur les ondes de la radio de l'armée. Cette publication "est une atteinte au Mur des lamentation et à la partie la plus personnelle et profonde de chacun de nous, que nous gardons pour nous-mêmes", a-t-il jugé.
Dans le même temps, le "Yediot Ahronot" publiait lui un article expliquant qu'il avait obtenu le texte de la prière, mais décidé de ne pas le rendre public pour respecter la vie privée du candidat américain.
Selon "Maariv", dont le quotidien a publié une photo, le petit billet, écrit sur du papier à en-tête de l'hôtel King David, où avait été logé le sénateur, avait été retiré du Mur par un étudiant d'une yeshiva (séminaire religieux) juste après le départ du site du candidat à la présidence américaine.
Le porte-parole d'Obama, Bill Burton, n'avait pas immédiatement répondu à la sollicitation de l'Associated Press sur ce sujet. AP
Un bulldozer a percuté plusieurs véhicules dans la partie occidentale (juive) de Jérusalem, avant que son conducteur ne soit abattu, rapporte la police qui parle d'une attaque "terroriste".
L'incident s'est produit près de l'hôtel King David où était attendu dans la journée le candidat démocrate à la Maison blanche, Barack Obama, et à moins d'un kilomètre de la résidence officielle de Shimon Peres. Le président israélien y recevait au même moment son homologue palestinien, Mahmoud Abbas.
C'est la deuxième fois ce mois-ci qu'un bulldozer est utilisé pour semer la panique dans les rues de Jérusalem. Les services de secours ont fait état de 16 blessés, dont un grave.
Le 2 juillet, un ouvrier palestinien avait mené une sanglante équipée sur l'une des artères les plus fréquentées de la ville, faisant trois morts et une quarantaine de blessés, avant d'être lui aussi abattu.
Les autorités israéliennes ont dit que le conducteur, mardi, était un Palestinien d'un village de Cisjordanie occupée qu'Israël considère comme faisant partie de Jérusalem. Ses habitants se déplacent librement à Jérusalem et en Israël.
"Le conducteur du bulldozer est sorti d'un chantier et a percuté deux véhicules", a déclaré un porte-parole de la police. "Un civil qui a vu ce qui se passait a ouvert le feu sur lui. Le bulldozer a poursuivi son chemin. Une patrouille de la police aux frontières (...) a continué à tirer et le terroriste a été tué", a ajouté le porte-parole.
Un autobus fait partie des véhicules emboutis par le tractopelle jaune.
"Le tracteur a heurté le bus. Beaucoup de gens sont tombés et se sont évanouis, certains étaient blessés", a rapporté une passagère, Kochava Kaslasi.
PERSPECTIVES DE PAIX
L'attaque n'a pas été revendiquée mais elle a été saluée dans la bande de Gaza par les islamistes du Hamas qui y voient une "réaction naturelle aux crimes de l'occupation" israélienne.
Le quartier est l'un des plus protégés de Jérusalem pour avoir été touché par de multiples attentats suicides pendant le soulèvement palestinien qui a débuté en 2000.
Accueillant en grande pompe Abbas, Peres s'est dit convaincu que "les problèmes seront réglés". "J'ai le sentiment que les deux parties savent qu'il n'y a pas d'autre alternative que la paix", a-t-il dit.
Le négociateur palestinien Saëb Erekat a déclaré, avant la rencontre, qu'Abbas demanderait l'aide de Peres pour arrêter l'expansion des colonies de peuplement qui sape les discussions de paix amorcées en novembre dernier sous l'égide des Etats-Unis à Annapolis, dans le Maryland.
"En dépit du temps qui passe, en dépit des difficultés et des obstacles, il y a une fin à ce long conflit", a dit Abbas.
Peres s'est efforcé de le rassurer sur la détermination d'Israël à poursuivre les négociations en dépit de la crise politique centrée sur les accusations de corruption pesant sur le Premier ministre, Ehud Olmert, et qui pourrait entraîner des élections anticipées.
"Bien que (...) de notre côté, les choses ne soient pas des plus stables, je tiens à souligner que le désir de parvenir à la paix reste stable", a déclaré le Prix Nobel de la Paix à la radio israélienne avant de rencontrer Abbas.
Les deux dirigeants ont posé pour les photographes devant un drapeau palestinien et un drapeau israélien, un dispositif qui n'est pas présent lorsque les deux dirigeants se rencontrent à la résidence officielle du Premier ministre, à Jérusalem.
http://www.liberation.fr/actualite/monde/340555.FR.php?rss=true&xtor=RSS-450
Le chauffeur palestinien a précipité son engin sur un bus, renversant plusieurs véhicules et des passants avant d'être abattu par la police. Il y a au moins quarante-cinq blessés.

(AP)
Selon le service national de secours, au moins 30 personnes ont été blessées.
Course folle
Selon les premières conclusions de l'enquête, il s'agit d'une "attaque terroriste", a dit la police.
Le chauffeur palestinien, qui s'est lancé dans une course folle sur une centaine de mètres dans la rue Jaffa où des travaux sont en cours, a renversé des véhicules et des passants avant d'être tué plusieurs minutes après par des policiers arrivés sur les lieux.
revue de presse : http://un-echo-israel.net/article.php3?id_article=6497

Hier soir 25 juin, les illuminations, discours et feux d’artifice marquaient l’inauguration du « Pont des cordes », qui surplombe désormais l’entrée de Jérusalem par la route de Tel-Aviv et qui est destiné au passage du futur tramway.
Création de l’architecte espagnol Calatrava, ce pont est indiscutablement une prouesse technique ; moins par sa taille (trois cent cinquante mètres de long) que par sa conception.
En forme d’arc de cercle, il est suspendu à une flèche de cent dix-huit mètres de haut, très inclinée dans la direction opposée à celle de la courbe, et dont le poids équilibre celui du tablier, de sorte que ses soixante-six câbles d’acier retiennent autant la flèche qu’ils ne soutiennent le pont.
En tout, quatre mille trois cent tonnes de matériaux (plus de la moitié du poids de la tour Eiffel), suspendues pour l’essentiel à un support dont la section triangulaire n’excède guère deux mètres carrés. De quelque côté qu’on le regarde, l’ensemble est dissymétrique, puisque la flèche est non seulement inclinée, mais excentrée et que son profil est celui d’une ligne brisée.
Le nom de « Pont des cordes » fait allusion à la disposition des câbles, qui veulent évoquer la harpe du roi David.
Ce pont est donc destiné à devenir un des monuments emblématiques de Jérusalem. Comme toute création artistique, il peut faire l’objet d’appréciations diverses. S’imposant à l’attention à plusieurs kilomètres à la ronde, il s’intègre mal, diront certains, dans le paysage.
Sans doute en disait-on autant de la tour Eiffel il y a un siècle... Les pessimistes prédisaient un effondrement général lorsque seraient retirés les supports provisoires, ce qui, heureusement, ne s’est pas produit ! On peut supposer que les ingénieurs avaient vérifié leurs calculs. Les automobilistes qui ne sont pas convaincus de la fiabilité de la réalisation et qui se sentent nerveux lorsque la circulation est ralentie à l’approche du pont, ce qui est désormais quotidien, pourront toujours sortir de Jérusalem et y rentrer par le tunnel de la voie Begin, qui rejoint la route de Tel-Aviv quelques kilomètres plus loin.
Peu à peu, le visage de Jérusalem se modifie : plantation d’arbres, création de perspectives, aménagement de places et de rues piétonnes. Avec la mise en service du tramway, que l’on peut prévoir pour un avenir de moins en moins eschatologique, Jérusalem va devenir une ville où il fera bon flâner.Michel Remaud
!!! Et bien, il semble que tant du côté palestinien que du côté israélien, ce soit l'unanimité... du moins sur Sarkozy...
revue de presse : http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=87121
|
![]() |
"Chers amis d'Israël, vous êtes forts, vous êtes plus forts que vous ne le croyez (...) et quand on est fort, on doit tendre la main. C'est toujours le plus fort qui tend la main le premier et c'est le plus faible qui refuse la main tendue", a estimé le président français, lors d'un dîner d'Etat offert par son homologue israélien Shimon Peres, lundi à Jérusalem.
Nicolas Sarkozy, lors d'un diner d'Etat à Jérusalem, entouré d'Ehoud Olmert (à gaiche) et Shimon Peres (à droite) (AP).
Lors d'un dîner d'Etat offert par le président israélien Shimon Peres, lundi 23 juin à Jérusalem, Nicolas Sarkozy a souhaité que le XXIe siècle soit celui de la paix pour Israël et pour tous les habitants de la région.
"Le XXe siècle, ça a été le siècle de la création de l'Etat d'Israël, la lutte de chaque instant pour sa survie, le combat de chaque seconde pour sa sécurité. Mes chers amis, nous sommes au XXIe siècle, ce doit être le siècle de la paix pour Israël, le siècle de la paix pour tous les habitants de la région", a déclaré le président français.
"Chers amis d'Israël, vous êtes forts, vous êtes plus forts que vous ne le croyez (...) et quand on est fort, on doit tendre la main. C'est toujours le plus fort qui tend la main le premier et c'est le plus faible qui refuse la main tendue", a-t-il poursuivi.
"Moins douloureuse"
"Aujourd'hui, je me permets de dire du fond de mon cœur à cet Etat d'Israël que j'ai toujours soutenu et que je soutiendrai toujours, c'est maintenant qu'il faut tendre la main, et que cette main tendue elle est moins douloureuse que la guerre qui continue", a conclu Nicolas Sarkozy.
Lors d'un discours devant la Knesset, point d'orgue de sa visite de trois jours dans l'Etat hébreu, Nicolas Sarkozy a défendu lundi le droit à la sécurité d'Israël, demandé la création d'un Etat palestinien et le gel des colonisations dans les territoires palestiniens.
Le président français doit achever son voyage mardi en rencontrant à Bethléem (Cisjordanie) le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
| La profession de foi de Sarkozy |
JEAN-PIERRE PERRIN, QUOTIDIEN : mardi 24 juin 2008
REUTERS
Applaudissements nourris : Nicolas Sarkozy évoque les dangers d’un Iran nucléaire, son amitié profonde pour Israël ou sa volonté d’être à ses côtés chaque fois que son existence sera menacée. Applaudissements très faibles, voire inexistants : il vient de passer au chapitre palestinien, plaidant pour l’arrêt de la colonisation dans les territoires occupés ou «la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de deux Etats». Hier, pendant le discours du président français à la Knesset, on pouvait presque deviner le sujet abordé à l’écho renvoyé par les députés.
Hymne. Si Nicolas Sarkozy a été bien écouté - et, dans l’ensemble, très applaudi -, le chemin risque d’être encore long jusqu’à ce qu’il soit entendu. Le président français n’a fait que redire la position traditionnelle de la France. Il l’a répétée avec beaucoup de conviction, d’enthousiasme et de sincérité. D’abord, un long éloge et même un hymne à Israël en lequel il voit «l’une des plus authentiques démocraties du monde», ce qui a fait réagir les députés arabes. Ensuite, un hommage au judaïsme, à son message universel, avec des références aux prophètes comme au fondateur du sionisme moderne, Théodore Herzl, et à «l’identité juive». «Où en serait la sagesse du monde sans les prophètes ? […] Où en serait le monde sans Spinoza, sans Freud, sans Einstein ?» Et, martelée sans cesse, l’affirmation de son amitié inébranlable pour Israël. Puis, vint l’évocation du péril nucléaire iranien - passage qui suscita sans doute le plus d’applaudissements : «Ceux qui appellent de manière scandaleuse à la destruction d’Israël trouveront toujours - toujours ! - la France face à eux pour leur barrer la route». D’où la définition, avec les partenaires de Paris, de «sanctions de plus en plus dures» ou a contrario d’«une ouverture si Téhéran faisait le choix de respecter ses obligations internationales».
Ayant ainsi préparé le terrain pour éviter de fâcher, de voir des députés quitter l’hémicycle comme en 1982 lorsque Mitterrand évoqua un Etat palestinien, Sarkozy pouvait alors glisser sur les sujets «difficiles et douloureux». «On doit la vérité à ses amis. Et la vérité, c’est que la sécurité [d’Israël] ne sera véritablement assurée que lorsqu’à ses côtés, on verra enfin un Etat palestinien indépendant, moderne, démocratique, viable.» Une autre «vérité» , cette fois administrée aux Palestiniens : «La France est l’amie du peuple palestinien. Elle veut lui dire aussi la vérité. Et la vérité c’est que nul ne peut espérer rétablir les droits du peuple palestinien en niant ceux du peuple israélien et en appelant à la destruction d’Israël.»
Nicolas Sarkozy a aussi énuméré les conditions de la paix tout en restant souvent vague. «Pas de paix non plus si les Palestiniens sont empêchés de circuler, et tout simplement de vivre sur leur territoire», a-t-il quand même lancé, évoquant les nombreux points de contrôle israéliens qui transforment la vie des Palestiniens en enfer. Sur la colonisation, il avait songé à demander son «arrêt total et immédiat» , mais a freiné au dernier moment, gommant du discours ces deux adjectifs. Jamais il n’a évoqué le mur de séparation entre Israël et les territoires palestiniens. S’il a obtenu à la Knesset l’accueil que l’on fait aux héros, il n’a reçu qu’une approbation minimum de Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, via une déclaration de son porte-parole.
Au-delà de son discours, le président français n’a pas caché sa volonté de voir la France retrouver un rôle de premier plan au Proche-Orient, misant sur le retour de la Syrie dans la négociation et voulant ignorer que c’est le prochain président américain qui aura les cartes maîtresses. Lui compte beaucoup sur sa capacité de persuasion : «La magie du verbe, dans la région, ça compte.»
Golan. Avant le discours du président français, Benyamin Netanyahou, le chef de l’opposition (Likoud, droite) et probable futur Premier ministre, était intervenu. Après avoir insisté sur son amitié avec Sarkozy, il a tenu des propos très durs, refusant tout retour du Golan à la Syrie et aux frontières de 1967 et tout partage de Jérusalem. Comme une déclaration de guerre avant le discours de paix.
|
![]() |
revue de presse :NOUVELOBS.COM | 17.06.2008 | 17:13
Les discussions sur une possible levée du blocus imposé par l'Etat hébreu à la bande de Gaza se poursuivent. Israël demande à l'Egypte une action beaucoup plus énergique pour stopper la contrebande d'armes vers Gaza.

Le chef en exil du bureau politique du Hamas, Khaled Méchaal (Reuters)
Blocus de Gaza
"Les deux parties, palestinienne et israélienne, ont accepté la première étape proposée par l'Egypte, soit le début d'une accalmie réciproque et simultanée dans la bande de Gaza d'abord, à partir de jeudi 06H00 locales", (O3H00 GMT), selon le responsable égyptien.
Israël refuse de dialoguer directement avec le Hamas qu'il considère comme une organisation "terroriste". Le Hamas ne reconnaît pas l'Etat hébreu.
Action de l'Egypte
Ce pays exigeait pour sa part la fin des tirs de roquettes et d'obus de mortier tirés du territoire palestinien vers les localités du sud d'Israël. Il réclamait aussi une action beaucoup plus énergique de l'Egypte pour stopper la contrebande d'armes vers Gaza. Le Caire assure agir contre ce trafic.


