


bien envie de le lire...
- un livre qui en laissera plus d'un sceptique. D'abord la langue : très belle et , à mon avis bien traduite.
L'auteur se revendique de Proust , d'ailleurs un autre titre éclaire son propos 'Proust antijuif'.
Piperno est juif , mais on pourrait se demander s'il n'est pas antisémite ?
Daniel Sonnino est né à Rome , d'un père juif albinos (!) marié avec une catholique. Il est donc considéré comme n'étant pas juif. Son grand-père Bepy , par contre , est un juif pur jus . Commerçant , obsédé de la quéquette , séducteur invétéré , flambeur.
Le brave Daniel aura bien de la peine à trouver ses marques dans cette société romaine des années 80 , bourrée de fric et pleine de contradictions. J'ai appris avec amusement que les non circoncis sont qualifiés de 'fermés'.
Pendant la lecture, on passe constamment de la jubilation à l' agacement.Mais tout cela est raconté avec tellement de talent !
L'auteur est né en 1972 , il aura encore l'occasion de nous amuser , et de choquer le bourgeois.
Amitiés judéo-romaines,
Guy.
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Présentation de l'éditeur
Iconoclaste, provocateur, politiquement incorrect, ce roman dresse le portrait d'une famille de la bonne bourgeoisie juive romaine, les Sonnino.
Tout d'abord Bepy, qui préfère oublier le " clownesque couple " Mussolini-Hitler pour revenir à une scintillante et futile existence dans laquelle les femmes, surtout celles de ses amis, occupent la place centrale. Il ne comprendra jamais pourquoi son fils cadet Teo, doué et séduisant, choisit d'aller vivre " dans ce pays insensé dénommé Israël ".
Heureusement son aîné, Luca, s'inscrit dans la lignée paternelle : manteau croisé en cachemire, Porsche Carrera et fréquentation assidue de la business class.
Quant à son petit-fils Daniel, le narrateur, issu d'un improbable mariage mixte, il est pris dans un insoluble dilemme : " être juif pour les gentils et gentil pour les juifs ".
Handicap auquel viendront s'ajouter sa timidité sexuelle et son incapacité à entreprendre la belle Gaia, dans le tourbillon de la jeunesse dorée romaine.
Un roman de " déformation " jubilatoire, où Piperno se livre à une " expérience génétique mêlant la manière américaine de Philip Roth à la syntaxe française de Proust " !
Ce qu'en dit LIRE : par André ClavelLire, février 2006
Daniel Sonnino, le narrateur, est une sorte de Portnoy transalpin: ce demi-juif à l'âme passablement cabossée nous raconte comment, au fil d'une adolescence foireuse, il a vu sa vie «filer sur des voies mortes» parce qu'il a eu le tort de naître dans une famille foldingue de la haute bourgeoisie romaine.
On commence par le grand-père, Bepy, un nabab à la Gatsby qui a plongé le clan Sonnino dans la dèche avant de s'enfuir en Amérique pour échapper à ses créanciers.
On continue avec l'oncle Teo, ex-soixante-huitard reconverti dans l'intégrisme pur et dur, après son exil en Israël.
Et l'on passe à Luca, le père du narrateur, un snobinard mégalo qui ne sait que frimer au volant de sa Porsche en exhibant ses costars Armani. C'est dans cette tribu déjantée, tiraillée entre dolce vita et trahisons conjugales, que le malheureux Daniel a dû se dépatouiller en ruminant ses complexes sexuels et ses frustrations de masturbateur fétichiste. Avant qu'une sirène «au regard couleur de brise marine», la divine Gaia, ne surgisse des flots sur un Chris-Craft d'acajou pour lui mettre le feu au cœur.
Mais il ratera lamentablement le coche, comme s'il était un éternel orphelin de l'amour... Dieu merci, il lui reste son humour sulfureux, qu'il déverse à grandes giclées sur cette aristocratie italienne dont il fustige les travers comme au bon vieux temps de Moravia. Piperno rime avec inferno: la beauté du diable.
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Autre titre :
A la fin du XIXe siècle, forte des valeurs défendues par la Révolution française, une large part de la bourgeoisie israélite croit aux valeurs de l'intégration.
Mettre en sourdine sa propre culture permettrait de se fondre dans la masse et peut-être même d'accéder au monde clos des salons parisiens. Marcel Proust ne fait pas exception à cette vision.
L'affaire Dreyfus le mettra face à ses contradictions et pointera l'antisémitisme d'une société résolue à conserver ses préjugés. Dans ce brillant essai, Alessandro Piperno nous offre une traversée de ce moment de vérité, annonciateur des drames du génocide juif, où les israélites redeviendront - pour les autres et pour eux-mêmes - des Juifs.
Cette étude sur Proust de ce professeur de Littérature française à l'Università de Tor Vergata à Rome qui est présenté par son éditeur comme " l'enfant prodige de la littérature italienne " peut être abordée sous deux angles différents.
D'un côté une étude rigoureuse sur le judaïsme, ou plutôt l'antijudaïsme de Proust, présent dans la Recherche du Temps Perdu, dans l'esprit qui anime ce monument de la Littérature moderne et dans ses personnages, personnages dont l'antijudaïsme est analysé avec finesse et exhaustivité.
Piperno signale avec justesse comment Swann vieillissant acquiert des traits juifs, c'est à dire quelque part, comment la question qu'il cherchait à chasser par la porte, son judaïsme, revient par la fenêtre. Pour utiliser une formule psychanalytique, on pourrait dire, sous la forme du " retour du refoulé ", pourvu qu'il y ait ici refoulement, ce qui n'est pas sûr.
Piperno fait de Proust un personnage hybride, parce qu'il est né de père catholique et de mère juive, comme Montaigne, comme Umberto Saba, et comme l'auteur lui-même. Il en dégage une figure, l'Hybride, qui se situerait en exclusion de l'ordre social et littéraire auquel il aspire, et qui donnerait un style même d'écriture qui permettrait de traiter cette contradiction.
Il n'est pas sûr que l'antijudaïsme de Proust corresponde à une contradiction, mais plutôt à une problématique qui concerne le judaïsme lui-même, le " nom juif ", comme le dit Jean-Claude Milner dans un ouvrage* qui permet d'éclairer beaucoup des points concernés par la thèse de Piperno. Milner différencie une exclusion sociale d'une exclusion politique à laquelle étaient soumis les juifs de France et d'Allemagne depuis le XVIIIème. siècle.
Là où les juifs d'Allemagne étaient exclus socialement et politiquement, l'émancipation avait accordé aux " français israélites " des droits politiques, notamment le statut de citoyen et le droit de vote ainsi que l'accès aux institutions de l'Etat (l'armée, le pouvoir législatif et exécutif, l'université), sans qu'il leur soit accordé des bénéfices sociaux. Ils restent marginalisés, exclus, voire même stigmatisés en tant que juifs, sauf exception, exception déterminée par le talent, comme c'est le cas pour Proust, ou par l'argent.
Ce caractère d'exceptionnalité, qui permet au juif de s'éloigner de son nom de juif et d'accéder au statut du quelconque ne résout pas la contradiction interne, irréductible du juif qui même lorsqu'il accède, comme c'est le cas de Proust au statut de quelconque et qui continue à vivre sa part juive comme une marque indélébile, qui est déterminée par la marque de ce nom que lui donne un être, et non pas par le mélange de deux conditions différentes comme le pose l'auteur.
Si Proust est ainsi antijuif il l'est à la manière que le sont beaucoup d'autres qui se débattent avec ce stigmate, avec ce nom de juif qui leur donne un être là où l'expérience littéraire les confronte plutôt à une expérience de manque-à-être.
Voici donc la contradiction interne qui fait que le juif de talent, même lorsqu'il est reconnu comme étant un auteur " français ", s'inscrivant dans une lignée et accédant par là au " pour tous ", " pour tous les auteurs français " garde quand-même en lui une part qui ne se soumet pas à cet universel, qui même objecte à celui-ci et qui est déterminée par sa judaïté. Il s'agit là d'une exception interne, à l'intérieur même du sujet, qui le divise et qui détermine une part insoumise à cet ordre universel, et non pas un caractère d'exception lié à son origine hybride comme le situe l'auteur.
Le mimétisme, trait juif par excellence selon l'auteur et dont il fait de Proust le " prince ", n'est pas aussi justement la conséquence du paradoxe et l'habit que le juif doit porter, pour se faire reconnaître dans son talent et ainsi être admis socialement autrement que comme juif ? Mais quoi de plus juif, finalement, que ce paradoxe ?
Le problème du juif est justement de faire avec ce nom, qu'il porte et qui relève de l'impossible. François Regnault, dans un petit essai très éclairant sur ces questions**, dit même qu'il relève du Réel, au sens que Jacques Lacan donne à ce terme, c'est à dire de l'impossible à symboliser.
L'abord de François Regnault est très radical car il fait du juif, de sa judaïté, le problème de l'Occident : non pas un problème à un moment donné de l'histoire, dans une aire géographique particulière, comme le sont d'autres figures victimes du racisme et la discrimination, comme les noirs, les arabes, les homosexuels, mais un problème de structure de l'Occident, d'où le titre de l'ouvrage qui fait du judaïsme, même pour les juifs eux-mêmes, un objet a, au sens que Lacan donne à ce terme.
Regnault définit ce rapport que l'Occident entretient avec le juif, " d'implication réciproque, d'exclusion et d'inclusion ", en suivant Lacan et sa formalisation mathématique du rapport du sujet à l'objet.
Proust en tant que " juif de talent ", comme dirait Milner, est directement concerné par ce problème.Les deux derniers chapitres de l'ouvrage où l'auteur situe la Recherche… dans le contexte du nihilisme moderne où la vie de l'auteur se confond avec l'œuvre, où son Moi apparaît éclaté dans l'œuvre, étant à la fois lui-même et pas lui-même, car ce qui se perd dans l'écriture moderne est justement le " soi-même ", sont les plus intéressants.
Toute la littérature moderne et actuelle est traversée par ce paradoxe : citons pour preuve Philippe Sollers, qui présente ses " mémoires " sous le titre d'un " Vrai roman ", répondant ainsi à ceux qui lui reprochent de n'en avoir jamais écrit un…Piperno finit ainsi par faire de ce trait hybride un caractère propre de la littérature de Proust, alors que ce n'est là qu'un trait général de la littérature actuelle. Proust en est seulement le pionnier.
Citons Piperno : " le seul moyen que Proust a trouvé pour décrire cette contradiction est justement cette écriture hybride qui s'en remet à l'intermittence de l'être " (p. 199): cette belle idée pourrait en fait être appliquée à une bonne partie de la Littérature du XXème siècle, notamment en ce qui concerne " l'intermittence de l'être ", son caractère contingent.
* Milner, J.-Claude. Le Juif de Savoir. Grasset. Paris. 2006.** Regnault, François. Notre objet a. Verdier. 2003.
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source de l'article : http://www.italieaparis.net/
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site de l'éditeur : http://www.lianalevi.fr/litterature/litterature.htm
C'est drôlissime, souvent féroce, et surtout magnifiquement écrit : avec ce premier roman qui vaut son pesant de Philip Roth, Alessandro Piperno (né à Rome en 1972) vient de jeter dans le chaudron de la littérature italienne les piments dont elle était cruellement privée.
Prévision de lecture pour l'été... seulement 3 me tentent...
Posted: 22 May 2008 02:19 PM CDT
Le Prix de l’Inaperçu 2008 sera remis à Paris le 10 juin 2008 à 21h au Café de l’Industrie, 15 rue Saint-Sabin.
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Hugues Jallon Zone de combat Verticales |
Mathieu Larnaudie Strangulation Editions Gallimard |
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Jean-Claude Taki Lettres kazakhes Editions Intervalles |
Georges Yemy Tarmac des hirondelles Editions Héloïse d'Ormesson |
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Kevin Brockmeier
Une brève histoire des morts Editions du Panama |
Aris Fioretos La vérité sur Sascha Knisch Le Serpent à Plumes |
Gang Wang English Editions Philippe Picquier |
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Jan Guillou La trilogie d'Arn le Templier, Tome 2 : Le chevalier du Temple Agone |
Patrick Neate Twelve Bar Blues Editions Intervalles |
José Luís Peixoto Le cimetière de pianos Grasset & Fasquelle |
Source : Communiqué de presse
http://blog.prix-litteraires.info/2008/05/slections-du-prix-de-linaperu-2008.html3
Déjà choisi quelques uns... que je demanderai à la bibliothèque... ça nous donnera du temps durant l'été pour préparer la rentrée littéraire du club de lecture.
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François-Marie Banier Johnny Dasolo Gallimard |
Thierry Bizot Catholique anonyme Seuil |
Jean Blot Une vie à deux Editions du Rocher |
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Jean-Marie Borzeix Jeudi Saint Stock |
Antoni Casas Ros Le théorème d'Almodovar Gallimard |
Jean-Luc Coatalem Il faut se quitter déjà Grasset |
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Philippe Delannoy Las Palmeras Fayard |
Anne-Marie Garat L'Enfant des ténèbres Actes Sud |
Pascal Garnier La Théorie du panda Zulma |
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Lyane Guillaume Laveuse de chiens Jean-Claude Lattès |
Cyril Montana La Faute à Mick Jagger Le Dilettante |
Tierno Monénembo Roi de Kahel Seuil |
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Dominique Muller Lire la notice et vivre ensuite Stock |
Scholastique Mukasonga La femme aux pieds nus Editions Gallimard |
Frédéric Roux L'hiver indien Grasset & Fasquelle |
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Abdellah Taïa Une mélancolie arabe Seuil |
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Célia Bertin Portrait d'une femme romanesque Fallois |
Pierre-Frédéric Charpentier La drôle de guerre des intellectuels français (1939 - 1940) Lavauzelle |
Charles Dantzig Remy de Gourmont Grasset |
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Jérôme Garcin Son excellence, monsieur mon ami Gallimard |
Tidiane N'Diaye
Le génocide voilé Gallimard |
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Source : AFP
Je viens de recevoir le catalogue du Diable Vauvert... quelques titres qui me tentent...
http://www.audiable.com/nous/?fa=flash
Femmes de réconfort
Esclaves sexuelles de l'armée japonaise
Jung Kyung-a
Pendant l’occupation de la Corée par le Japon lors de la seconde guerre mondiale, près de 200 000 Coréennes ont été kidnappées, déportées, violées, battues, tuées, abandonnées par l’armée japonaise. Peu en ont réchappé, et les survivantes sont restées blessées, physiquement et psychologiquement. Aujourd’hui, les femmes coréennes demandent au Japon reconnaissance de ce crime d’état et manifestent encore chaque semaine devant l’ambassade japonaise à Séoul.
Jung Kyung-a, jeune auteure coréenne, raconte avec ce livre l’histoire vraie de ces « femmes de réconfort », envoyées dans les camps de l’armée japonaise pour y servir d’esclaves sexuelles. Les ouvrages abordant ce sujet douloureux de l’histoire commune du Japon et de la Corée restaient jusqu’ici des travaux académiques et universitaires s’adressant surtout aux chercheurs.Pour en savoir plus sur le sujet : http://fr.wikipedia.org/wiki/Femmes_de_r%C3%A9confort
Le sommeil de la raison
Juan Miguel Aguilera
Dans l'Espagne de 1500, on appelle « marranes » les juifs baptisés et leur descendance. Beaucoup d'entre eux continuent à pratiquer en secret les rites hébraïques, mêmes s'ils feignent de professer publiquement la foi chrétienne.
Luis Vives, le plus célèbre humaniste valencien, ami d'Erasme et de Thomas Moore, est l'un de ces marranes. Professeur à l'université, il peine à rédiger un « Traité de l'âme » et expérimente le haschich pour favoriser ses recherches.
Céleste est une jeune sorcière qui, sur ordre de ses supérieurs, cherche à contacter un mystérieux alchimiste et à percer les secrets d'une secte apocalyptique.
Ces deux personnages fondamentalement opposés vont être réunis par une quête épique où politique, mystique et magie se mêlent pour former un passionnant récit d'aventure...
Après son dernier roman de science-fiction, Mondes et Démons, Aguilera retourne à son genre de prédilection initié avec La Folie de Dieu et Rilha : le roman historico- fantastique.
Recettes intimes de grands chefs![]()
Irvine Welsh
Danny l’hédoniste, et Brian le ringard sont tous deux inspecteurs de l’hygiène à la mairie d’Edimbourg. Tout les oppose : l’un est beau gosse, bon vivant, a une fiancée sublime et des amis pleins d’humour. L’autre est timide, sobre, puceau, aime les jeux vidéo et les trains électriques.
Ils ont cependant deux points communs : leur travail parmi les chefs cuisiniers et leurs secrets, et l’absence d’un père.
L’Edimbourg de Welsh nous plonge ainsi au milieu d’une galerie de portraits aussi amers que touchants, piliers de bar pleins de sagesse, chefs cuistots mutilés, fans de Star Trek, randonneurs pervers, tous empêtrés dans leurs drames personnels mais liés les uns aux autres par leurs faiblesses et leurs doutes. Une histoire d’identité, de liens humains mis en lumière dans leur perversité et leur drôlerie.
Couverture dangereuse
Philip Le Roy
Une curieuse machination s'est visiblement mise en place autour de Red Coleman, farmer américain en voyage en France. D'abord cette pulpeuse créature venue l'accueillir à l'aéroport, qui prétend être Susan, sa femme, et qu'il n'a jamais vue. Ensuite, l'attentat au fusil-mitrailleur, auquel il échappe par miracle. Et enfin le changement de nom sur son passeport.
Depuis qu'il a atterri à Nice, il est traqué. On en veut à sa vie, à sa raison, et il ne comprend pas pourquoi.
Qu’a bien pu faire Red Coleman pour aimanter le plomb à ce point ?
Comment devenir un Dieu vivant
Julien Blanc-Gras
« La fin du monde, je ne suis ni pour, ni contre.
Je ne m’en réjouis pas, bien sûr. Je ne la déplore pas non plus, ça ne sert à rien. L’époque est vécue comme apocalyptique. Donc, elle l’est.
Voilà comment je voyais les choses à ce moment-là. En tout cas, il ne me venait pas à l’idée de pouvoir sauver l’humanité, ou alors seulement quand j’étais vraiment ivre.
Ce livre est une comédie apocalyptique. Il raconte l’histoire de William Andy, un loser ordinaire devenu prophète médiatique en proposant des solutions pour aborder la fin du monde sans se faire mal.
Une satire enjouée, mais au vitriol, d’une époque qui transforme l’homo sapiens en abstraction médiatique, le citoyen en consommateur consentant et la Terre en champ de ruines.
Entre autres morceaux de bravoure, on retiendra la parabole du morse qui illustre l’ouvrage, et notre condition…
«Au bout de la pente se trouve une falaise. Notre ami le morse s’écrase en bas comme un vieux flan, suivi par tous ses camarades qui n’ont rien de mieux à foutre que de rouler vers un précipice. Après quelques heures, on se retrouve donc avec un bon tas de morses mortellement blessés, poussant des cris terrifiants, et incapables de remuer leurs quintaux de patapoufs. C’est désespérant. Car le morse, par son allure débonnaire, a réussi à attirer notre sympathie. Mais enfin pourquoi ? Les scientifiques ne se l’expliquent pas. Le morse est-il mu par un instinct de sacrifice utile à la globalité de l’espèce (comme le lemming) ou bien est-il particulièrement con (comme la poule) ? Mystère.
Tout ça pour dire qu’on est des sacrés morses.
Nous savons que nous courons vers le précipice et nous courons quand même. »
Comment aller bien dans un monde qui va mal ?
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Envie de voir les nouveautés chez mes éditeurs favoris... à commencer par les éditions Métailié, puis que je suis en train de lire "l"or sarde"... très bon domaine étranger... Bibliothèque brésilienne |
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| Un loup dans la bergerie - par François Busnel |