7 posts tagged “**littérature”
?La littérature grecque commence avec Homère (VIIIe siècle av. J.-C.) et elle se prolonge jusqu'à nos jours. Bien entendu, en 28 siècles, la langue grecque a évolué et la littérature aussi.
On distingue habituellement plusieurs périodes :
- Période archaïque, jusqu'au début du Ve siècle av. J.-C. : Homère, Hésiode, les poètes lyriques (Alcée, Sappho, Pindare, Archiloque de Paros, Tyrtée, Alcman, Sémonide d'Amorgos, etc.).
- Période classique, aux Ve et IVe siècle av. J.-C., celle des grands tragiques (Eschyle, Sophocle, Euripide), de Platon, Aristote, Démosthène, bref des auteurs anciens les plus connus.
- Période hellénistique, de la mort d'Alexandre le Grand au Ier siècle av. J.-C., marquée par la naissance de la critique philologique, le développement de l'épicurisme et du stoïcisme, et un goût prononcé pour la poésie (Callimaque de Cyrène, Apollonios de Rhodes, Théocrite). C'est aussi la période de rédaction de la Septante.
- Période romaine : du Ier siècle av. J.-C. au IIIe siècle ap. J.-C., marquée par le déclin de la poésie, l'essor de l'histoire et de la géographie (Strabon, Denys d'Halicarnasse, Plutarque) et l'enseignement institutionnalisé de la philosophie.
- Période tardive, du IIIe siècle au VIIe siècle après J.-C.. La conversion de l'empereur Constantin Ier sonne le début d'une ère de profondes mutations, marquée par l'essor de la littérature chrétienne (œuvres patristiques d'Eusèbe de Césarée, Ignace d'Antioche, Clément d'Alexandrie) et le déclin de l'hellénisme païen (Julien l'Apostat, Libanios).
- Période byzantine, jusqu'en 1453, date de la prise de Constantinople par les Turcs. On peut citer de cette période Procope de Césarée, Zonaras, Constantin Porphyrogénète, Photios Ier de Constantinople, Planude, Anne Comnène, Gémisthe Pléthon.
- Période sous domination turque, jusqu'au début du XIXe siècle. Les œuvres de cette période sont souvent anonymes (chants et poèmes populaires).
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Période moderne, après la révolution de 1821, où la littérature grecque connaît un renouveau. Parmi les principaux auteurs de cette période (jusqu'au début XXe): Dionýsios Solomós, Andreas Kalvos, Kostís Palamás, Emmanuel Roïdis, Alexandros Papadiamandis, Angelos Sikelianos, Kostas Karyotakis.
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XXe siècle : Les noms de Constantin Cavafy, Níkos Kazantzákis, Stratis Tsirkas, Dimitris P. Kraniotis, Yánnis Rítsos, Georges Séféris et Odysséas Elýtis sont particulièrement célèbres, ces deux derniers ayant été récompensés par le Prix Nobel de littérature.
¨Par genre
- Alcman
- Alcée
- Anacréon
- Apollonios de Rhodes
- Bacchylide
- Callimaque de Cyrène
- Hésiode
- Homère
- Ibycos
- Nonnos de Panopolis
- Palladas
- Pindare
- Posidippos
- Quintus de Smyrne
- Sappho
- Sémonide d'Amorgos
- Simonide de Céos
- Stésichore
- Théocrite
- Théognis de Mégare
- Tyrtée
Tragédie et comédie
Histoire et mythographie
- Appien
- le pseudo-Apollodore
- Arrien
- Denys d'Halicarnasse
- Diodore de Sicile
- Dion Cassius
- Eusèbe de Césarée
Roman
Auteurs du XIXe siècle
- Andréas Calvos (1792-1869)
- A. Matésis (1794-1875)
- Yánnis Makriyánnis (1797-1864)
- Dionýsios Solomós (1798-1857)
- J. Typaldos (1814-1883)
- Constantin Paparregopoulos (1815-1891)
- A. Valaoritis (1824-1879)
- Emmanuel Roïdis (1836-1904)
- Georges Vizyinos (1849-1896)
- A. Provelenghios (1850-1936)
- Alexandre Papadiamandis (1851-1911)
- N. Politis (1852-1921)
- Kostís Palamás (1859-1943)
- Ioannis Papadiamandopoulos dit Jean Moréas (1856-1910)
Auteurs du XXe siècle
- Manolis Anagnostakis (1925–2005)
- Constantin Cavafy (1863–1933)
- Dimitris Chatzis (1913–1981)
- Penelope Delta (1874–1941)
- Odysséas Elýtis (1911–1996)
- Andréas Embirikos (1901–1975)
- Níkos Engonópoulos (1907–1985)
- Níkos Gátsos (1911-1992)
- Georgios Ioannou (né en 1927)
- Kostas Karyotakis (1896-1928)
- Níkos Kavvadías (1910-1975)
Níkos Kazantzákis (1883–1957)
- Dimitris P. Kraniotis (né en 1966)
- Tassos Livaditis
- Alexandros Panagoulis (1939-1976)
- Yánnis Rítsos (1909-1990)
- Antonis Samarakis (1919-2003)
- Miltos Sahtouris (né en 1919)
Georges Séféris (1900-1971)
- Angelos Sikelianos (1884-1951)
- Angelos Terzakis (1907–1981)
- Georgios Theotokas (1905–1966)
- Stratis Tsirkas (1911–1980)
- Kostas Taktsis (1927–1988)
- Kostas Varnalis (1884–1974)
- Vassilis Vassilikos (né en 1934)
- Grigorios Xenopoulos (1867–1951)
$http://www.memo.fr/Article.asp?ID=ANT_GRE_022
(née à Uccle , le 5 juillet 1929) est une écrivaine belge de langue française. Elle est également psychanalyste et vit à Bruxelles. Elle reçu le prix Médicis pour Orlanda qui se déroule en partie à Bruxelles. Elle a également co-écrit les dialogues du film Si le vent te fait peur.
Œuvres
- L'Amour et l'acacia (Julliard, coll. Nouvelles, 1958)
- Brève Arcadie (Julliard, 1959) Prix Victor Rossel.
- L'Apparition des esprits (Julliard, 1960)
Il en est du véritable amour comme de l’apparition des esprits : tout le monde en parle, mais peu de gens en ont vu. » C’est à cette formule de La Rochefoucauld que ces deux romans – à moins qu’il ne s’agisse d’un seul roman en deux volets – empruntent leurs titres.
La romancière d’Orlanda (prix Médicis, 1996) et de La Dormition des amants y met en scène une toute jeune fille, Catherine, et l’amitié singulière qu’elle noue avec un quadragénaire ami de ses parents, célibataire endurci. Comment s’avouerait-elle l’attirance qu’elle éprouve pour lui ? Et cet homme, trop conscient de sa propre inconstance, peut-il se reconnaître le droit de prendre ce qu’elle finit par lui offrir ?
Un jour de juillet, pourtant, Catherine reviendra frapper à sa porte… Mais il aura fallu d’abord qu’elle traverse une éducation sentimentale dont Jacqueline Harpman nous révèle les tours et détours avec autant de finesse que d’humour, dans une prose digne des grandes œuvres d’analyse psychologique de Marivaux ou de Benjamin Constant.
- Les Bons Sauvages (Julliard, 1966 et Labor, coll. Espace Nord, n° 79)
- La Mémoire trouble (Gallimard, 1987)
- La Fille démantelée (Stock, 1990)
La Plage d'Ostende (Stock, 1991 et Livre de Poche n° 9587)
Dès que je le vis, je sus que Léopold Wiesbek m'appartiendrait. J'avais onze ans, il en avait vingt-cinq... je lus ma vie sur son visage et d'un instant à l'autre, je devins une femme à l'expérience millénaire. »
Prise ainsi par une passion que rien n'éteindra, Emilienne devra des années attendre son heure. Talentueux, beau, aimé des femmes, Léopold fait un mariage d'argent pour pouvoir se consacrer à la peinture. La jeune fille va lentement tisser sa toile, ne reculant devant rien, sacrifiant au passage quelques existences. Des années plus tard, après la mort de son amant, Emilienne désespérée, mais sans remords, demeurera certaine que c'était le prix à payer pour vivre sa passion.
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- La Lucarne (Stock, 1992)
- Le Bonheur dans le crime (Stock, 1993)
Moi qui n'ai pas connu les hommes (Stock, 1995 et Livre de Poche n° 14093)
Elles sont quarante, enfermées dans une cave, sous la surveillance d’impassibles gardiens qui les nourrissent. La plus jeune – la narratrice – n’a jamais vécu ailleurs. Les autres, si aucune ne se rappelle les circonstances qui les ont menées là, lui transmettent le souvenir d’une vie où il y avait des maris, des enfants, des villes…
Mystérieusement libérées de leur geôle, elles entreprennent sur une terre déserte une longue errance à la recherche d’autres humains – ou d’une explication. Elles ne découvrent que d’autres caves analogues, peuplées de cadavres.
On a pu parler de Kafka, de Paul Auster ou du Désert des Tartares au sujet de cette œuvre à la fois cauchemardesque et sereine, impassible et bouleversante.
Louise Lambrichs, La Croix-L’Evénement.
La force de ce livre inflexible est que, dans cette situation foncièrement anormale, le lecteur reconnaît à tout instant ses propres interrogations.
Jean David, VSD.
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- Orlanda (Grasset, 1996 et Livre de Poche n° 14468) Prix Médicis
Devenir autre. Vivre à travers une identité différente, un autre corps, les aventures, les passions, les désirs qui nous sont interdits... Ce vieux rêve que chacun de nous a fait un jour, Aline, jeune enseignante à la vie (trop) rangée, le conçoit à son tour en regardant un beau garçon blond, Lucien.
Et l'impossible se produit : une partie d'elle-même, sa part masculine, abandonne son corps de femme pour celui du jeune inconnu. Elle est Lucien et Aline. L'auteur baptise le nouveau personnage Orlanda. Voici Aline entraînée, à la fois témoin et actrice, dans un tourbillon d'aventures, de situations tour à tour enivrantes et drôles, où va se révéler la face cachée de ses désirs...
En hommage à l'Orlando de Virginia Woolf - mais aussi dans une tradition où Si j'étais vous... de Julien Green rejoint le mythe faustien -, la romancière de Moi qui n'ai pas connu les hommes nous convie à explorer les mystères de l'identité et de la sexualité, avec un humour, un sens de l'imprévu et du romanesque qui lui ont valu le prix Médicis 1996.
Bertrand Leclair, Les Inrockuptibles.
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L'Orage rompu (Grasset, 1998)
Un homme, une femme. Une rencontre de hasard dans le TEE Paris-Bruxelles. Un tête-à-tête de deux heures, et des vies qui vacillent.
Elle, c’est Cornélie. Elle vient d’assister à l’enterrement de son ex-mari. Elle mène une vie indépendante entre son travail et quelques amants occasionnels. Lui, c’est Henri. Il se croit heureux dans sa vie confortable de cadre, d’homme marié et de père de famille. Ils se mettent à parler, se racontent, se confient. Et vite, follement vite, comprennent qu’ils sont faits l’un pour l’autre, dans cet intermède du temps entre deux villes… Mais ils ont oublié que les trains arrivent toujours.
Psychanalyste, observatrice hardie des troubles de l’amour et du désir, la romancière d’Orlanda (prix Médicis 1996) démasque les peurs inavouées, les renoncements déguisés dont sont souvent faites nos vies. En même temps, elle nous amène, avec une lucidité douce et cruelle, à quelques questions essentielles : où est le courage ? où est la lâcheté ? Mais, d’abord, qu’est-ce que la passion ?
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- Dieu et moi (Mille et une nuits, 1999)
- Récit de la dernière année (Grasset, 2000)
Cinquante ans est une échéance difficile. Lorsque Delphine Maubert la voit surgir dans sa vie, elle se dit qu'il est temps de faire le point.
Son mari est mort onze ans plus tôt. Elle vit seule, elle est très proche de sa mère, Pauline, et de ses enfants, Mathilde et Paul. Comme c'est le temps des vacances, elle part pour l'Italie, où elle pense à sa vie, à sa jeunesse surtout...
Au retour, une mauvaise grippe se déclare, guérit mal, et son médecin, François Letellier, découvre un cancer du poumon avancé et irrémédiable.
La mort est conçue comme un scandale qui surgit indûment dans chaque existence. L'auteur accompagne l'héroïne de sa propre colère le long de ce dernier parcours. A côté de Delphine qui s'achemine vers la mort avec un courage étonnant, sa mère et ses enfants, mais aussi Letellier, qui va s'éprendre d'elle et la soutenir jusqu'à la fin. L'approche de la séparation ultime exacerbe les émotions. Les trois générations de femmes forment une triade où chacune tente de donner à l'autre tout ce qu'elle a été. Les hommes, plus timides, finissent par comprendre le jeu et par y entrer. On voit se déployer une sorte de folie amoureuse qui monte éperdument jusqu'à la cassure finale.
Ce récit d'une agonie, construit comme une messe mortuaire, n'est jamais morbide : de bout en bout, c'est un cri de passion pour la vie. Un livre magnifique et terrible.
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- Le véritable amour (Ancrage, 2000)
- La vieille dame et moi (Le Grand Miroir, 2001)
- En quarantaine (Mille et une nuits, 2001)
- Ève et autres nouvelles (Espace nord, 2001)
- La dormition des amants (Grasset, 2002)
Quel est le secret de la passion qui, depuis leur enfance, unit Maria Concepcion et Girolamo ?
C’est ce que révèle ce roman situé dans un temps imaginaire, qui ressemble étrangement au xviie siècle. On y rencontre un jeune esclave victime très tôt d’une sauvagerie irréparable, dont le destin croise celui d’une princesse que les fées ont comblée. Ardente, intelligente et insoumise, Maria Concepcion abat allègrement les obstacles que les usages lui imposent et deviendra, un jour, reine de France et d’Espagne. Soutenue dans tous ses combats par Girolamo, Maria Concepcion s’initie aux finances d’un royaume à demi miné par les guerres de Religion, sauve une femme en couches, rêve d’une Europe unifiée et, le moment venu, fait abroger la loi salique.
En parallèle à ce récit galopant, un autre récit se déroule, celui de l’amour impossible qui unit la reine et son esclave, amour éperdu, le seul « qui reste toujours intact, que rien n’altère et qu’aucun exaucement n’affadit ».
A la fois haletant, sauvage, drôle et raffiné, ce roman explore magnifiquement les thèmes du pouvoir et de l’amour absolu.
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- Le placard à balais (Le grand miroir, 2003)
- Jusqu'au dernier jour de mes jours (Labor, 2004)
Le passage des éphémères (Grasset, 2004)
Et puis, les mortels me font tellement pitié ! Ils ont à peine le temps d'étudier une maigre partie du savoir humain que déjà la retraite les guette, ils regardent la mort qui arrive, ils écrivent leur testament et se nourrissent de médicaments. Moi, j'ai le temps. »
Qui n'a pas rêvé d'immortalité ? Adèle Salazine a eu seize ans au xvie siècle. Depuis, pâle et blonde, elle n'a pas changé.
Prostituée, fausse vierge, érudite, astrophysicienne, toujours en fuite, elle a vécu toutes les vies. Et si elle n'en voulait qu'une ?
Ce roman épistolaire, « liaisons dangereuses » des Ephémères et des Immortels, fable contemporaine et féminine, nous fait voir drôlement nos propres vices, notre horreur de vieillir, notre place si précaire sous les étoiles.
C'est avec une réelle allégresse que Jacqueline Harpman investit ce genre très particulier qu'est le roman épistolaire.
Michèle Gazier, Télérama.
Imaginez un roman électroniquement épistolaire piqueté d'hommages à Laclos comme de références à la science-fiction et vous aurez une idée du riche, ample et intrigant roman de Jacqueline Harpman.
Florence Noiville, Le Monde des livres.
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- La forêt d'Ardenne (Le grand miroir, 2004)
En toute impunité (Grasset, 2005)
Les dames de la Diguière tirent le diable par la queue. Propriétaires désargentées d'un domaine qu'elles n'ont plus les moyens d'entretenir, elles se battent pour conserver leur héritage, une maison du XVIIIe siècle belle à couper le souffle. Ces princesses déguenillées couronnées de liseron règnent sur les orties, changent la pauvreté en fantaisie et vivent de maigres salaires en attendant mieux. En attendant quoi ? Elles ne laisseront pas le hasard décider de leur vie, elles construiront leur salut et trouveront le sauveteur imprudent qui paiera cher sa générosité et ses bonnes intentions. Ce roman est une comédie sur le bien et le mal, que raconte un narrateur éberlué mais complice. On commence avec le sourire, on finit chez Les Diaboliques. Ces la Diguière si convenables seraient-elles de gracieuses criminelles ? Le bonheur est-il dans le crime ? En toute impunité.
"Jacqueline Harpman trousse avec allégresse un polar qui sent la citrouille : une intrigue irrésistible de drôlerie, saupoudrée d'un humour très british, et d'une élégance de plume éclatante de rigueur et de virtuosité."-jean-Rémi Barland, Lire.
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Du côté d'Ostende (Grasset, 2006) (Grand prix SGDL de littérature 2006, pour l'ensemble de l'oeuvre)
Au crépuscule de sa vie, Henri Chaumont, qui a toujours dissimulé son appétit pour les personnes de son sexe, considère tristement qu’il n’a pas assez vécu : « J’étais un jeune homme plein d’avenir, je suis un homme sans passé ;
on se gaspille. » Dans un Bruxelles intemporel, il est au moins une amitié, féminine, qui a résisté au temps, celle qui le liait à Émilienne Balthus.
Au début du récit, Émilienne meurt.
Elle laisse des carnets qu’Henri ne peut s’empêcher de lire et qui vont le replonger dans son propre passé.
Ainsi se souvient-il du suicide d’un adolescent qui pensait l’aimer sans espoir de retour...
Un conte cruel, elliptique, élégamment immoral.
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- Mes Œdipe (Grand Miroir, 2006)
David Shahar (1926-1997) occupe une place à part dans la littérature israélienne. Issu d’une famille installée à Jérusalem depuis plusieurs générations, il est l’auteur d’une oeuvre romanesque abondante, dont la pièce maîtresse est constituée par le cycle du « Palais des vases brisés », vaste fresque qui se déroule dans la Jérusalem des années 1920 et 1930. Il a aussi écrit des nouvelles, des contes et des livres pour enfants. Ses livres ont été traduits en de nombreuses langues, parmi lesquelles le français (aux éditions Gallimard).David Shahar est-il le « Proust israélien » - comme on l'a parfois surnommé - ou encore un conteur oriental, ou bien peut-être les deux à la fois ? En réalité, il est, tout comme Jérusalem où se déroulent la plupart de ses livres, à cheval sur plusieurs mondes, aux frontières de l'Orient et de l'Occident. Si son écriture a pu être comparée à celle de Proust, c'est que Shahar mêle de façon inextricable présent et passé, narration et souvenir, récit et réminiscence… Un des thèmes récurrents dans l'oeuvre de Shahar est celui de la relation entre l'âme et le corps. Il apparaît notamment dans la description du « savant allemand ampoulé », personnage de La Nuit des Idoles qui soutient l'inexistence de l'âme. « La science prouvait qu'il n'existait rien qui put s'appeler une "âme". L'âme n'existait pas ; elle n'était qu'une création des poètes, des fondateurs de religions, ou d'un certain genre de philosophes ». Cette conception païenne est rejetée avec force par Shahar, qui récuse tout autant l'idée d'une âme totalement coupée du corps et de la matérialité du monde. Un monde plein de poésie Matérialisme obtus et spiritualisme désincarné : c'est entre ces deux conceptions également réductrices de la nature humaine que Shahar déploie sa vision d'un monde empli de poésie et de mystère, monde plein de formes, de couleurs, de lignes, de sens, d'odeurs, de sensations… On comprend mieux dès lors l'intérêt de Shahar pour la kabbale lurianique, inspirant le thème de la « brisure des vases » qui donne le titre à son oeuvre maîtresse, Le Palais des Vases brisés.Le palais des vases brisés Shahar a parfois été qualifié à tort de Juif antireligieux. Mais ce n'est pas la religion qu'il attaque, ni même l'orthodoxie juive, mais seulement une certaine conception du judaïsme. Ce que Shahar reproche à une certaine idée du judaïsme, c'est d'avoir fait sienne la dichotomie d'origine chrétienne du corps et de l'âme, de l'esprit et de la matière. Si les personnages shahariens sont tellement vivants et présents en nous, c'est sans doute parce qu'ils existent, corps et âme, à travers les pages de ses livres, et au-delà. Ses personnages sont dotés de sens, et le monde qu'il dépeint est appréhendé à travers les cinq sens, comme l'illustre ce passage d'un de ses livres : « Avec ces derniers mots lui apparut l'image de sa mère en train de choisir une miche de pain, action qui requiert des sens raffinés, aiguisés par l'expérience : un oeil qui reconnaisse le brun doré de la miche cuite à point, un nez qui décèle sa tiède senteur, une main qui en éprouve la croustillance, une oreille attentive aux légers craquements de la tendre mie pressée dans la croûte ». (Un voyage à Ur de Chaldée). L'univers de David Shahar Shahar dépeint la Jérusalem des années 1920 et 1930, très différente de la ville d'aujourd'hui : la vie s'y écoule à un autre rythme. Les visiteurs du quartier de la rue des Ethiopiens, qui relie le quartier de Méa Shéarim à la rue des Prophètes, découvriront une parcelle de l'univers de David Shahar. Shahar était francophone et se rendait souvent en France. Une rue de Dinard porte même son nom, témoignage de la relation particulière qu'il entretenait avec la Bretagne.Tous ses livres ont été traduits en français par Madeleine Neige, sa traductrice attitrée. Shahar relate à ce sujet cette anecdote, qui en dit long sur le talent de sa traductrice : un journaliste israélien demanda à un écrivain français qui visitait Israël s'il avait lu des auteurs israéliens. Celui-ci répondit « Je suis navré, je n'ai jamais rien lu qui soit écrit par un Israélien ; par contre je connais les livres de quelqu'un qui dit s'appeler David Shahar, mais c'est un Français, c'est évident ! »... |
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source : alliance
Des lauréats du Nobel créent un fonds pour la jeunesse du Proche-Orient
Les lauréats du prix Nobel réunis depuis deux jours à Petra ont décidé mercredi de mettre en place un fonds pour le Proche-Orient doté de 10 millions de dollars, destiné à favoriser l'éducation des Jordaniens, Palestiniens et Israéliens.
"Je pense que tout le monde est d'accord avec notre proposition de création d'un fonds scientifique pour le Proche-Orient" pour développer la recherche et améliorer l'éducation des Jordaniens, Israéliens et Palestiniens, a déclaré le prix Nobel de la paix Elie Wiesel.
Le fonds sera géré par le Fonds pour le développement du roi Abdallah II de Jordanie, co-organisateur de la conférence de Petra, avec la Fondation pour l'humanité d'Elie Wiesel, ont précisé les organisateurs.
Le roi Abdallah II a remercié la quarantaine de lauréats du prix Nobel et autres personnalités présents, leur rappelant que "l'avenir de cette terre dépend de sa jeunesse".
L'ex-secrétaire général de l'ONU Kofi Annan et le vice-Premier ministre israélien Shimon Peres figuraient parmi les participants à cette conférence destinée à débattre des défis auxquels font face les jeunes dans cette région minée par les conflits.
Les Prix Nobel
La volonté d'Alfred Nobel
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La Bible d’André Chouraqui. La Bible dite "de Chouraqui" a l’originalité d’avoir été traduite par un homme originaire du Maghreb, né dans une famille juive arabophone, installé à Jérusalem depuis 1958. André Chouraqui a choisi de traduire en français non seulement la Bible hébraïque mais aussi les Evangiles et le Coran. Quitte à malmener la syntaxe et les habitudes, ses traductions cherchent à "redonner vie à la langue et aux images employées dans la Bible"* pour en retrouver le rythme, les sonorités, les significations oubliées. Souffle poétique, originalité salutaire, ces interprétations sont parfois contestées ; elles ne laissent jamais indifférent. Francine Kaufmann, "Traduire la Bible et le Coran à - Jérusalem : André Chouraqui", Meta XLIII (1998)1 Nadine Lambert ©Protestants En Réseau
Un recueil compilé par Alexander McCall Smith
Optimisme et élégance
Par Christine Ferniot - Lire, juillet 2004 / août 2004
Lorsqu'il s'adresse à son interlocutrice, Alexander McCall Smith se penche vers elle révérencieusement. Son anglais châtié, son élégance old style, son sens de l'humour accroché en permanence à ses yeux malicieux en font un personnage hors du commun. Mr McCall Smith est l'auteur le plus déroutant du roman policier actuel avec sa série consacrée à Precious Ramotswe, responsable de la seule agence de détectives du Botswana. Precious est une grande femme noire, taille cinquante bien assumée, dotée d'un bon sens qu'Hercule Poirot ne dédaignerait pas et d'un courage physique et mental à toute épreuve. Aidée dans sa tâche par Mme Makutsi, son «assistante-détective» japonaise, elle résout des énigmes avec sa logique implacable et une volonté morale qu'ignorent les privés contemporains aux états d'âme noyés dans le whisky. Precious préfère de très loin le thé rouge, qu'elle tient toujours prêt dans son petit bureau pour ses clients en détresse.
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Dans cette Afrique où les femmes restent sous la coupe de leur époux, Mme Ramotswe prône l'indépendance, l'égalité des droits et prend elle-même tout son temps pour se remarier après une première union douloureuse. Retrouver les maris disparus, les enfants kidnappés, les maîtres chanteurs, les voleurs à la petite semaine fait partie de ses attributions et, chaque fois, la jeune femme plonge sans la moindre crainte au cœur d'un pays qu'elle aborde avec un sang-froid proche de l'inconscience. Car Precious, comme son auteur, a une confiance absolue dans l'être humain, une volonté farouche de voir le bon côté de la vie et de la société.
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Il n'existe aucune perversion dans les livres d'Alexander McCall Smith. L'écrivain a remplacé tout cela par un rituel de politesse, une recherche du respect de l'autre, une envie d'aborder le quotidien par son aspect positif. Le résultat pourrait être mièvre, or on plonge dans cet univers avec délectation comme dans un paradis exubérant où tout s'arrangerait toujours à la fin, ainsi que dans L'île aux enfants. Car c'est moins l'enquête - réglée en deux temps trois mouvements - qui séduit dans ces trois premiers romans que l'atmosphère qui s'installe. McCall Smith a véritablement créé une écriture à la fois limpide, descriptive et follement drôle qui va de pair avec son Afrique quelque peu utopique. «Mais cette réalité existe aussi, réplique le romancier, simplement, j'ai choisi d'écrire sur celle-ci et exclusivement sur elle.» Nostalgique d'un pays où il vécut longtemps, où il revient souvent, il ne refuse pas la réalité du sida, la misère, la mort, mais cherche une image différente à partir de «gens ordinaires armés de leur seule générosité».
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La richesse de sa langue, l'élégance de son vocabulaire, le rythme de chacune de ses phrases et son optimisme à l'arraché ont fait de lui un auteur culte aux Etats-Unis, alors qu'on le considérait comme un romancier démodé et bourgeois en Ecosse, son pays d'origine. Plus de quatre millions d'exemplaires de ses livres se sont vendus dans le pays de George Bush, et Donald Rumsfeld est même l'un de ses plus grands fans. «Que voulez-vous, depuis le 11 Septembre et la guerre d'Irak, les Américains, traumatisés, cherchent une littérature plus douce qui les aide à se sentir mieux. Mes livres, qui parlent de générosité, de non-violence, les séduisent. Precious Ramotswe a peut-être des vertus thérapeutiques sur leur moral», explique avec une pondération légèrement narquoise cet Ecossais, professeur de droit médical et de bioéthique à Edimbourg, et conseiller à l'Unesco.
Derrière les histoires de la corpulente Precious, on ne déniche pas systématiquement un paradis, car la terre y est aride et la nature infestée de serpents. Quant aux enfants, on les retrouve souvent dans des orphelinats pleins à craquer, faute de parents pour s'en occuper depuis que le sida, appelé la «maladie cruelle», a décimé de nombreuses familles.
Non, McCall Smith n'occulte rien; il tempère, préfère s'attarder sur les parfums et les couleurs d'une contrée dont il est devenu - évidemment - la star absolue.
Philosophie : George Steiner
Le maître des mots
Les destins intellectuels se rient de la logique et de la prédiction. Qui aurait dit que le penseur le plus inactuel, le plus intempestif, ferait l'objet d'une actualité, avec cinq livres épatants parus cet automne, aussi insistante dans le débat d'idées ? C'est que Steiner n'a pas cédé à l'injonction de Rimbaud d'« être absolument moderne ». Il se contente d'être actuel, depuis longtemps
Qui est George Steiner ? Un philosophe, un historien des idées, un romancier, un essayiste, un universitaire ? Tout cela à la fois et rien de tout cela en particulier. Un intellectuel ? Certes, et non des moindres, mais d'un type rare. Plus qu'un discours, une voix, singulière et agaçante, prophétique et ressassante. Sa pensée va son chemin parmi les erreurs et les énigmes, et son écriture semble procéder plus par inadvertance que par calcul. Avec Baudelaire, il revendique sans doute assez haut la liberté de contredire et de se contredire. Car Steiner a deux passions contradictoires : le langage et la transmission du savoir.
S'il ne s'emploie qu'à le sauver de l'abjection, il ne parle que de la défaite du langage. Depuis son essai fondateur, « Langage et silence » (1), où il aborde l'imposition d'une langue par les totalitarismes, la survie de la poésie dans l'horreur des camps de la mort et l'effacement de la parole dans la musique, il ne cesse de s'interroger sur « les ruptures entre le mot et le monde ». Liens entre la tragédie et les mots tus d'Antigone - « La mort de la tragédie » (2), « Les Antigones » (3) -, rapports entre ce que Hölderlin appelle le retirement des dieux et les créations de l'art et de la littérature - « Réelles présences » (4) -, survie de la lecture dans un monde d'images - « Passions impunies » (5) - et tout récemment recherche des « Grammaires de la création » (6), Steiner, comme les plus grands, ne dit peut-être de livre en livre qu'une seule et même chose : « la retraite du mot ».
Bien qu'il soit aussi critique littéraire - « Tolstoï ou Dostoïevski » (7) - et romancier - « Anno domini » (8), « Le transport de A. H. » (9) -, c'est le philosophe du langage qui a laissé les ouvrages les plus marquants. Il croit à la vérité mais la sait indicible. A l'inverse d'Alceste qui se défie des mots au point de les croire tous trompeurs, Steiner les aime malgré leur affinité pour le mensonge, l'oppression et la terreur - quelles grandes machines à mots ont été les totalitarismes du siècle dernier ! Il les aime comme on aime quelqu'un : malgré tout. Comme s'ils assuraient l'unique prise qui nous soit donnée sur l'être, une prise malaisée et faussée, mais qui nous donne le seul moyen sans doute d'atteindre le Bien. Quant à la transmission, mêmes contradictions. S'il veut des disciples, Steiner n'entend pas être leur maître. Il pense sans doute, comme Freud, qu'enseigner est un « métier impossible », où l'on est sûr d'échouer. Il analyse les formes pathologiques de cet échec : le maître qui « tue » ses disciples, le disciple qui « tue » son maître. Il cherche un partage du savoir où il n'y aurait plus ni maître ni disciple. Car, face au maître, on trouve des esclaves, ou des élèves, mais le disciple, lui, n'est que l'interlocuteur d'une discipline. C'est à un sujet critique - pléonasme sans doute - que Steiner voudrait transmettre son penser et non communiquer sa pensée. Le maître idéal serait quelqu'un qui transmet ce qu'il ne sait pas avec ce qu'il sait et ce qu'il ne sait pas savoir. Quelqu'un qui déconcerte mais n'égare pas. Qui séduit par ce que Leo Strauss appelait l'« éros pédagogique », mais ne détourne pas - contrairement à l'étymologie du verbe séduire - chacun de la recherche de sa propre vérité. Quelqu'un qui ne réduit pas l'autre à son même. Ni le maître hégélien qui prend la mort sur lui pour assujettir l'autre, ni le maître lacanien, plus subtil, qui dit qu'il ne maîtrise rien et aliène sans fin à son pouvoir vide. Le maître des écoles de peinture, qui enseigne une manière pour qu'on puisse s'en déprendre.
On discutera ici ou là certains jugements (non, Sartre ne fut pas un « romancier de génie »), certaines approximations logiques (« la psychanalyse est un jeu rhéto- rique plus ou moins amusant »). On peut juger que son goût du paradoxe ignore des faits incontestables : Heidegger, dit-il, ne fut jamais antisémite. On lui reprochera certains raccourcis anhistoriques (« le rock est une forme de fascisme »), et même quelques naïvetés (« Il doit y avoir une manière de dire Goethe qui empêche l'homme de torturer son semblable »). Mais George Steiner, par ses aspects justement discutables, ne nous décharge jamais du trouble de penser.
Le vrai maître vise l'émancipation critique
Finalement, c'est sa belle contribution à l'actuel débat sur l'éducation qui le révèle tel qu'il est : un admirable pédagogue. La pédagogie n'est ni une science ni un art : elle est une passion. Un amour, malheureux comme tous les amours, qu'on ne justifie ni n'enseigne. « On ne négocie pas ses passions », dit-il, mais on peut parfois faire aimer ce qu'on aime. Ce qui se passe entre Steiner et Cécile Ladjali, jeune professeur de lettres dans un lycée de banlieue ? Le partage des certitudes d'aimer certaine littérature. De même que le vrai pédagogue fonde sa pratique sur le voeu que l'enfant devienne adulte, le vrai maître vise l'émancipation critique - et d'abord contre lui-même - de celui qui ainsi devient le maître de sa propre pensée. C'est là le plus grand mérite de Steiner : il y a des foucaldiens, des lacaniens, des derridiens ; il n'y a pas de steineriens.
Pensée réactionnaire ? Sans doute, si, comme l'a rappelé Jean Starobinski, réagir face à une culture de plus en plus encrassée dans le présent, dépourvue de racines et de réalité, tournée vers le virtuel, c'est être réactionnaire. Pour Steiner, nous sommes entrés dans une sorte de crépuscule des hommes. S'il appartient bien au « monde d'hier », si justement évoqué par Stefan Zweig à la veille de le quitter volontairement, ce n'est pas un nostalgique. Penser, quoi qu'il en coûte ; aimer le vrai parce qu'il est vrai et non juger vrai ce que disent ceux que j'aime, ces deux principes de l'éthique de l'intellectuel que nous a légués Freud - dont Steiner se déclare fort loin -, il les pratique cependant d'un bout à l'autre de son oeuvre.
Un penseur désespérant ? Il n'y a pas que Billancourt qui redoute la liberté de penser et le courage de dire. Nous avons peu envie de rester libres et d'être seuls, ce à quoi nous convie sans cesse l'exercice de la pensée. Le vrai est toujours un peu désespérant
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George Steiner |
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Né en 1929 à Paris, où ses parents, juifs autrichiens, avaient émigré. A la fin de son autobiographie, « Errata », son père est la seule figure de maître qu'il se reconnaisse. Il fit ses études à la Sorbonne, puis à Chicago, Harvard et Oxford, où il obtint son doctorat en philosophie. Après avoir été journaliste et être devenu américain, depuis lors, c'est en Europe qu'il passe l'essentiel de son temps, enseignant au Churchill College de Cambridge et à l'université de Genève. Les ouvrages les plus accessibles sont : « Dans le château de Barbe-Bleue, notes pour une redéfinition de la culture » (Folio, 2000), « Passions impunies » (1997, Gallimard), « Errata » (Folio, 1998). Plus difficiles sont les grands essais : « Langage et silence » (réédition 10-18), « Réelles présences » (Gallimard, 1990), et surtout « Martin Heidegger » (Albin Michel, 1980). Deux thèmes pourraient résumer l'apport foisonnant et divers de Steiner à la philosophie : la transmission, à la fois nécessaire et impossible, de la culture, la défaite de la langue et son impuissance à dire le réel. Cinq livres sortent cet automne. Sur Steiner : « Cahier de l'Herne » dirigé par Pierre- Emmanuel Dauzat (L'Herne, 414 p., 49 euro). Avec lui : « Eloge de la transmission, le maître et l'élève », entretiens avec Cécile Ladjali (Albin Michel, 142 p., 14 euro). Ecrit en 1974, revient en poche : « Nostalgie de l'absolu » (10/18, 92 p., 6 euro). Un recueil d'interventions et d'articles : « Les logocrates » (L'Herne, 254 p., 20 euro). Et, issu de six conférences prononcées à Harvard, un texte important et inédit : « Maîtres et disciples » (Gallimard, 198 p., 17 euro). |
le point 12/12/03 - N°1630
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http://www.revue-texto.net/Inedits/Rastier/Rastier_Apres-culture.html
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http://pedagogie.ac-toulouse.fr/philosophie/pub/asensioessaisurloeuvredegeorgesteiner2001.htm







